En hospitalistation

Publié le par Saskia

CONTRASTES-SABLEUX.jpgC. est depuis mardi à l'hopital, il faut qu'elle se fasse aider pour lutter contre l'anorexie et ses troubles du comportement (tocs). C'est tellement difficile de la voir ainsi et de ne pas pouvoir l'aider...
Elle pèse 30 kgs toute habillée... elle a encore perdu deux kilos depuis sa dernière pesée. L'accueil a été agréable par les infirmières et  nous avons essayé de bien installer notre fille le plus tranquillement possible.
L'arrivée du médecin chef du service de pédiatrie a été plutôt difficile, comment dire,un peu sévère.
Il venait d'avoir sûrement un appel de la pédopsychiatre de C. et comme avec cette dernière j'ai vécu une petite crise... je pense qu'il a été question de moi entre eux. 
Je crains de faire figure de "parent toxique" car, je suis moi-même un peu dépressive. Je suis aidée depuis deux ans en prenant du DEROXAT et peut-être que pour cela je suis classée de "malade".
Heureusement que mon mari était là pour prendre la parole et faire voir à ce monsieur que je n'étais pas tout à fait ce que l'on avait bien voulu lui faire croire.
Il faut dire que la pédopsy avait mis légèrement en doute mes propos, mon témoignage sur les actes et faits se passant à la maison. Je venais lui demander de l'aide pour ma fille qui, je le voyais n'allait pas en s'arrangeant. Elle m'annonça qu'elle mettait des freins sur mes dires car elle voyait C. très calme et elle avait du mal à imaginer ce que j'avançais. Je reconnais que je n'ai pas su me contenir : je suis sortie de mes gonds ! De notre "crise" comme elle a si bien su la nommer, il a été dit que j'étais une mère dépressive et qu'il me fallait me faire aider...
Je n'ai pas hésité. Le jour-même j'étais écoutée et je dois bien l'avouer, cela m'a été d'un très grand réconfort. Cette personne a su me tranquilliser sur le fait que je n'étais qu'une mère dépassée par ce qui arrivait à ma fille et que mon histoire n'a rien à voir avec celle de ma fille. Nous avons tous une HISTOIRE, le contraire ne serait pas normal. Donc, elle me calma, ma rassura et m'encouragea. Elle m'a apporté cette aide que je recherchais auprès de la pédopsy, mais au lieu de me dire clairement que ce n'était pas elle qui pouvait le faire et m'indiquer aussitôt la bonne adresse, il a fallu que nous allions jusqu'à "la crise" !
Je trouve cela être n'importe quoi.
Depuis deux jours, nous avons une petite fille déprimée car elle se sent seule au monde, et même dans un monde qui n'est pas le sien. Ses parents l'ont laissé seule à l'hôpital alors qu'elle est convaincue que ce n'est pas là qu'elle pourra se faire soigner. Et puis se faire soigner de quoi au juste ? Elle n'arrive pas à comprendre, ou ne le veut pas. Elle nous supplie de la ramener à la maison que là, elle fera des efforts pour aller mieux...
On a beau lui dire que nous savons qu'elle ne le fait pas exprès, elle nous hurle que l'on devrait lui redonner une chance... qu'il faut retourner à la maison. C'est terrible.
Hier, elle n'a même pas pu apprècier ma visite d'une heure avec sa soeur... elle avait réfléchit comment demander la permission de sortir de là...il m'a fallu délicatement l'écouter puis lui faire répondre à quelques questions bien ciblées pour l'orienter vers l'évidence. Pour ensuite la voir s'effondrer dans mes bras en me disant que je n'avais pas bien compris ce qu'elle me disait...
Le médecin avait décidé de lui administrer un petit calmant le soir même... elle avait peur de cela.
Ce matin, je l'ai eu au téléphone et sa voix était très posée, calme... j'ai hâte d'aller la voir tout à l'heure...
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Publié dans FAMILLE

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