A LA FRAICHE !

Publié le par Saskia
















A peine levée déjà je ressens que la journée sera chaude, je dois profiter de la fraîcheur du matin, en bas les chiens piaffent d'impatience, ils m'ont entendu, ils savent.
L'air est doux et frais sur ma peau j'en fermerai les yeux de délice, que j'ai raison d'être loin de mes draps encore chauds et froissés ; telle une caresse l'air m'enveloppe de ses bras frais et légers. Voir le bonheur de mes chiens à la truffe curieuse au ras de l'herbe desséchée me fais réaliser que quelque chose, autour de nous, à changer . Les fossés, les talus, le sentier et même ses galets. Que c'est il passé ? Les fleurs si belles dans leur délicatesse sauvage ne sont plus. Terrassées, écrasées. Le vent ? le dernier orage ? le soleil ? Tout de même je m'étonne... Tout parait comme bouleversé, de grandes tiges restent droites comme de pauvres sentinelles qui malgré la perte de la bataille, restent au poste fidèlement. Décapitées, qui a bien pu faire cela ?
J'ai cru sur un premier temps qu'il était question d'insectes ravageurs comme les grillons, les sauterelles... car même si nous ne sommes qu'au nord de la Méditerranée, nous pouvons connaître aussi ce phénomène dans des proportions plus acceptables. Mais là ce ne pouvait être cela, car les grillons ou leurs cousines sauterelles qui avalent tout, même les feuilles des arbres ne vont pas aplanir l'herbe sèche comme ça. Ils ne vont pas non plus remuer les cailloux du sentier ainsi... puis petit à petit quelque chose est arrivé en moi. Une odeur, un parfum... puis des souvenirs lointains... Je me sentais bien, je n'étais pas dépaysée... mon regard se pose sur un détail, puis sur un autre... et je souris, j'ai compris.
ELLES ou ILS pour les uns ou les autres... Sont passés sûrement bien tôt à la pointe du jour...et elles ont fait un peu le ménage. Elles se sont reposées aussi là, juste sous les genêts l'herbe-paille témoigne de leur couche pour reprendre leur souffle. Peut-être même ont-elles passé la nuit ici, avant de repartir flanc contre flanc, à la fraîche... Et puis pour avoir soulevé tant de poussière au point  que même les petits galets du sentier en sont sortis de leurs empreintes de boue asséchée... c'est qu'il en fallait des pattes et des pattes, mille pattes au moins !
J'ai sifflé les chiens, nous avons pris le chemin supérieur pour le retour vers le village d'où le son des cloches m'informe de l'heure... Le soleil  déjà chauffe l'air
il est temps d'oublier les brebis déjà bien éloignées et pour preuve quelques crottes par-ci, par-là... je regrette de les avoir loupées mes petites compagnes du matin, à la fraîche...
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Publié dans PROVENCE

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A
hmm que ce doit être agréable de vivre en campagne! moi à nantes je ne risque pas de voir le passage de brebis!! mais j'ai des compensations: j'ai droit au passage des cyclistes!!! :) ce sera la première fois que je vois le tour de france et je suis quand meme contente de vivre dans une grande ville aussi sympa que nantes!<br /> bisous maman
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B
Je t'embrasse très fort ma Véro. Béa xxxxx
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L
Tout est sec ... sauf ton coeur ... Dans cet été aux tons du SUD §<br /> lizagrece
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