TARTARIN DE TARASCON

La rue des Arcades à TARASCON.
Sous ces arcades antiques quelques petites boutiques de déco, de bijoux fantaisie, un boucher, un libraire, et j'en oublie... Il y avait aussi une salle d'associations où j'ai eu le plaisir, l'immense plaisir de suivre les conseils en dessin du peindre , il y a bien des années, mais je n'ai rien oublié de son amitié et sa simplicité. Peut-être qu'un jour je recroiserai sa route...
Connaissez-vous TARTARIN DE TARASCON ? Peut-être pas, mais vous connaissez déjà l'auteur : Alphonse DAUDET.
Voici comment commence l'histoire...
LE JARDIN DU BAOBAB.
Ma première visite à Tartarin de Tarascon est restée dans ma vie comme une date inoubliable.// L'intrépide Tartarin habitait alors, à l'entrée de la ville, la troisième maison à main gauche sur le chemin d'Avignon. Jolie petite villa tarasconnaise avec jardin devant, balcon derrière, des murs très blancs, des persiennes vertes // Jamais on ne se serait cru devant la demeure d'un héros. Mais, quand on entrait, coquin de sort !... De la cave au grenier, tout le bâtiment avait l'air héroïque, même le jardin !...
O le jardin de Tartarin, il n'y en avait pas deux comme celui-là en Europe. Pas un arbre du pays, pas une fleur de France ; rien que des plantes exotiques// des cotonniers, des cocotiers, des manguiers, des banniers, des palmiers, un baobab// des cactus, des figuiers de Barbarie, à se croire en pleine Afrique centrale, à dix mille lieues de Tarascon. Tout cela, bien entendu, n'était pas de grandeur naturelle : ainsi les cocotiers n'étaient guère plus gros que des betteraves et le baobab//tenait à l'aise dans un pot de réséda ; mais c'est égal ! pour Tarascon, c'était déjà bien joli, et les personnes de la ville, admises le dimanche à l'honneur de contempler le baobab de Tartarin, s'en retournaient pleines d'admiration....